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Formation de l’acteur devant la caméra :
Le jeu du comédien
au théâtre ou devant une caméra présente
des points communs et des différences qu’il faut analyser.
Le comédien au théâtre, qui interprète
un personnage, doit régler son expressivité en fonction
de la grandeur de la salle, et projeter son jeu de telle façon
qu’il soit perçu du premier au dernier rang. Le comédien
de théâtre règle son expressivité en
fonction de la salle où il joue mais aussi de manière
définitive pendant toute la représentation.
L’acteur de cinéma joue pour la caméra qui se
trouve assez proche de lui, et il doit régler son expressivité
suivant l’échelle de plan. Il n’exprime pas ses
sentiments de la même manière, suivant qu’il
est filmé en gros plan ou en plan américain : il varie
son jeu d’une expression pratiquement neutre à une
légère extériorisation de ses émotions.
Mais dans tous les cas, l’expressivité sera toujours
plus sobre qu’au théâtre et sans aucune projection.
Par exemple, en gros plan, toute émotion forte, projetée,
apparaîtrait très vite comme un jeu grimaçant.
Pour les acteurs de cinéma, le jeu dans l’espace sera
aussi déterminé par l’angle de vision avec des
limites de cadre variant suivant l’objectif. Il aura donc
intérêt à connaître certains points techniques
comme les différentes focales des objectifs.
Le point commun essentiel aussi bien sur une scène de théâtre
qu’un plateau de cinéma est l’intériorité
émotionnelle vécue et donc ressentie par le comédien,
d’une manière sincère et juste. Il pourra alors
s’appuyer sur cette intériorité pour jouer et
graduer son expressivité en fonction du public au théâtre
et en fonction de l’échelle des plans au cinéma.
Voilà quelques raisons qui montrent assez la spécificité
du jeu devant une caméra. Cela justifie donc la nécessité
d’une formation spécifique.
La nécessité d’une
méthode de construction de personnage :
Souvent, sur le plateau de cinéma, l’acteur "d’instinct"
joue et se met dans une situation d’entrée de jeu,
sans aucune construction. Mais le cinéma exige de nouvelles
prises du plan jusqu’à ce que le réalisateur
considère qu’il a obtenu ce qu’il veut. L’acteur
d’instinct présente deux qualités : la fraîcheur
de jeu parce qu’il vit ce moment comme une première
fois, et l’imaginaire parce qu’il développe par
son identification immédiate un jeu inventif. Il se laisse
surprendre par la situation et utilise cet effet de surprise comme
un moteur de jeu.
Mais la deuxième prise ou la répétition ne
devient plus qu’une pâle imitation de la première
parce qu’il n’a plus le même investissement, et
que le tournage ne se déroule plus dans des conditions identiques
: il y a assèchement et perte ; c’est ce qui explique
la nécessité d’une méthode de travail
et de construction du personnage.
Quels sont les points importants
à aborder dans une formation ?
Il faut que l’acteur soit capable :
à
partir d’un scénario de se construire un personnage,
et de cerner
rapidement la situation pour en comprendre
les enjeux et donc définir les objectifs
  de chaque personnage.
d’apprendre
un texte dans un temps très limité.
de
savoir se préparer seul.
de
préparer son jeu sans indication du réalisateur.
d’un jeu émotionnel
sobre comme le travail en gros plan qui oblige à
une
expressivité neutre.
de bouger et d’agir dans
un espace délimité par l’angle de vision
et par
la zone de netteté, sans sortir
du champ. Plus l’angle est serré, plus il faut
apprendre à bouger dans un
espace très limité pour ne pas rester figé.
d’être
disponible dans le jeu et dans les différentes demandes
du réalisateur.
d’improviser
sur une situation.
de
rejouer une scène dix fois en retrouvant à
chaque fois son état.
D’élaborer
une méthode de travail.
Le travail de l’acteur
peut se différencier selon deux grands axes suivant les méthodes
de travail du réalisateur :
Celui
qui utilise la méthode de placement en donnant ses marques
et son jeu à chaque acteur qui devra jouer avec ces repères
et ces indications dans l’espace. Sa liberté va donc
être limitée, puisqu’il doit se placer à
des points précis et même quelquefois se déplacer
et agir dans un cheminement jalonné. Cette méthode
est indispensable si la scène est prévue avec des
mouvements de caméra compliqués, et un éclairage
précis sur des points d’espace spécifiques.
Celui
qui préfère utiliser l’imagination de l’acteur
et qui lui demande donc d’improviser la scène et qui
la filme ; ou qui, à partir de ces propositions, fixe le
jeu de la scène.
C’est pourquoi
le jeu par l’improvisation est essentiel dans la formation,
comme le jeu placé.
De même le retour caméra permet de progresser dans
son interprétation. Tout en sachant que son propre jugement
ne peut pas être objectif et que c’est l’avis
du réalisateur qui compte. C’est pourquoi le travail
de l’acteur est filmé.
Formation :
Trois ateliers par semaine. (10 heures de cours).
Atelier de travail de l’acteur
devant la caméra : (4H)
Techniques de jeu devant la caméra à partir de séquences,
improvisations, expérimentation de tous les paramètres
caméra (échelle de plans, mouvements, champ, hors
champ…)
Atelier d’improvisation
: (4H)
A partir d’une situation définie avec des personnages
qui ont un objectif, il s’agit d’improviser et de trouver
le comportement de ce personnage pour qu’il réussisse
son objectif. Cet atelier insistera sur la mise en action de l’acteur
dans un espace défini. Le comportement révélera
alors les motivations du personnage, son désir. C’est
un entraînement efficace pour improviser devant la caméra
et déclencher son imaginaire.
Atelier technique : (2H)
Maquillage : Comment
se maquiller en fonction du rôle ?
Techniques de focale et de
lumière. Comment connaître le rapport entre
les
limites de champ et la focale de l’objectif.
Comment travailler avec la lumière ?
Casting : comment
préparer un casting ?
Photo : comment préparer
son book ?
Etc...
Cette formation permet de participer à l’atelier de
direction d’acteur des réalisateurs comme acteur et
de faire les exercices filmés de réalisation.
Tarif : 255 euros / mois
Pour en savoir plus, cliquez ici.
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